La Direction Générale du Chemin de Fer Congo-Océan a le plaisir d'informer son aimaible clientèle de la promotion des prix des billets voyageurs à compter du lundi 05 décembre 2016 et ce, jusqu'à nouvel avis sur le parcours de Pointe-Noire à Loutété et de Loutété à Pointe-Noire. Nous œuvrons pour vous faire aimer le train

Carte du CFCO

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PROBLEMATIQUE DU BILLET

 

Il est tout à fait indélicat de parler d'un problème dont on n'a pas les tenants et les aboutissants. Un problème, comme celui des billets, doit être considéré sur tous les angles, et dans son contexte réel. Le CFCO a pour vocation de vous transporter. Afin qu'il puisse se maintenir, il doit vendre, puis qu'il est une entreprise commerciale. Et comme tel, il n'a aucun intérêt à faire subir le martyr à sa cliente.

Cette réalité que nous vivons aujourd'hui, nous ne la renions pas, est la conséquence des actes, d'incivisme des Congolais. En asseyant de replacer les choses dans leurs contexte, repartons à la décennie 80.90: avons-nous connu pareille situation auparavant? Ces indélicatesses nous commençons à les vivre après l'année 2000, année de reprise du CFCO.

Pendant la décennie 80.90, le CFCO est au plus fort de sa forme: 3 trains journaliers dans chaque sens. Celui qui veut prendre le VO vient vers 5h00 du matin et prend son billet pour un départ fixé à 6h00; le commerçant, chargé ou pas prend le train mixte voyageurs marchandises (La grande vitesse pour les habitués); ceux qui visent les meilleurs conditions, l'agrément, viennent à partir de 15h pour prendre les billets de l'express partant vers 18h00. Pour améliorer les conditions de ceux-ci, pour améliorer leur confort et les délais de voyage, afin de servir jusqu'aux hommes d'affaires le CFCO est allé jusqu'à proposer le choix du train bleu. Qui pensait, en ce moment là, que toutes ces bonnes conditions allaient être détruites par ceux là même qui en avaient besoin?  qui aurait pensé que la bêtise humaine "allait détruire cette grande entreprise au service de la vie?"Cela a été fait et le CFCO y a laissé ses wagons ses voitures, ses installations et infrastructures. depuis, il se cherche, il végète. Mais comme tout problème, il ya toujours une solution.

Cela a été fait et le CFCO y a laissé ses wagons ses voitures, ses installations et infrastructures. Depuis, il se cherche, il végète. Mais comme à tout problème, il ya toujours une solution,  tant bien que mal, le CFCO essaye de refaire. Mais en ayant perdu son infrastructure et sa structure, les besoins de sa vocation sont restés. Il a perdu les voitures à voyageurs mais le nombre des voyageurs est resté sinon, a augmenté. En y mettant un train ou deux, il ne répond déjà pas à la demande de la décennie 80.90. Aujourd'hui, la population a augmenté. C’est certain. Et tout ce beau monde ne se  bat que pour un seul train. Messieurs les grands esprits, considérez cette situation.

Il ne s'agit là que du problème lancinant de l'offre et de la demande. Que faut-il faire quand la demande dépasse l'offre? Le CFCO sait de quels remèdes il a besoin. Mais possède-t-il les moyens de sa politique?

Avec un peu de modestie, de raison, nous contribuerons tous à faire le CFCO. D'autant plus que tout autant que nous sommes à quelques échelle que ce soit, avons contribué à sa destruction. Le moins que nous puissions faire serait de constater notre bêtise, de faire confiance au cheminot qui se bat pour reprendre la situation en main.

La vente des billets, les désagréments à nos guichets, les gens qui se réveillent tôt mais n'ont pas eu de billet, tout cela est la conséquence du fait que le CFCO offre trop peu de places pour tous les demandeurs. Le train bleu nouvelle formule va essayer de vous soulager un tant soit peu. Nos efforts ne s'arrêteront pas là. Nous continuions à nous équiper. Mais sachons qu'il suffit d'un petit coup de folie pour détruire. Construire et surtout reconstruire, cela demande de la conscience, des efforts et de la persévérance. Il faut laisser le temps au temps. Notre système de vente de billet n'est pas la cause de ces déboires. Il est, au contraire, la conjonction de tous les systèmes ayant existé au CFCO appuyés d'une expérience extérieure. Il nous permet d'éviter beaucoup de fuites de recettes et surtout la surcharge des trains. Avec ces billets personnalisés, nous pouvons contrôler le nombre de billets vendus et la correspondance avec le nombre de places à offrir. 

En passant, nous signalons que la demande se focalise beaucoup plus au niveau de la seconde. La première et couchette ne sont pas beaucoup sollicités. Techniquement cela nous crée aussi un problème.

Le CFCO, aujourd'hui, a plus de 80 ans. Si quelqu'un le peut, qu'il vienne contredire qu'au fil des temps, le CFCO n'a pas amélioré ses services. Ce qui nous arrive après la décennie 90-2000 n'est pas le fait des cheminots. au contraire, ils s'attellent à améliorer sinon ramener la qualité des services au point de rupture. Cela seul, mérite de la considération, votre indulgence mais aussi votre confiance. Il fait tout pour vous faire aimer le train. Hier, les commerçants se plaignaient pour un délai d'acheminement trop long de leur wagon. Aujourd'hui, avec les nouvelles machines, ce problème a trouvé un début de solution. Soyez surs que, demain, le problème de voyageurs sera résolu.

Marcel NZAMBA

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