La Direction Générale du Chemin de Fer Congo-Océan a le plaisir d'informer son aimaible clientèle de la promotion des prix des billets voyageurs à compter du lundi 05 décembre 2016 et ce, jusqu'à nouvel avis sur le parcours de Pointe-Noire à Loutété et de Loutété à Pointe-Noire. Nous œuvrons pour vous faire aimer le train

Tracé du CFCO

 

Chemin de Fer Congo-Océan

 

Drapeau du Congo

 

Journal

                                                                      Cheminotes Cheminots

L’édification est une grande, très grande chose. Vous avez une idée. Elle trotte dans votre esprit. Elle accroche. Vous vous mettez à échafauder des plans. Quand le plan définitif est arrêté, vous commencez à l’évaluer. Evaluation faite, il faut regrouper les  moyens. A ce stade déjà, on commence à s’essouffler. Et ça n’est que lorsqu’on est sûr des ses moyens que l’on se lance dans la phase pratique.

Imaginez que vous construisez une maison . Ce n'est pas pour rien que l'on a coutume de dire qu'il faut être un homme pour construire une  maison. Si cela doit être  fait de  manière modulaire , vous devez mobiliser les fonds d'abord pour acquérir le matériau. Le matériau , ce n'est pas la construction. Vous avez encore beaucoup à faire. Mais les efforts que vous y consentez vous essoufflent déjà.Matériau réuni, vous vous lancez dans  les  fondations . Cela a  pris ,  non seulement de  l'argent  ,  Mais  surtout de l'énergie .  Mais  vous n'avez  pas encore de maison . Pourtant vous y avez usé jusqu'à vos fonds de culotte. Que faire ? vous arrêter en si bon chemin ou  continuer ? L'objectif 'tant si important et incontournable, vous grattez encore le fond de votre coffre. Cahin-caha , votre fondation est finie. Quels efforts . Mais la maison n'existe toujours pas . A voir  toute l'énergie dépensée, tous les efforts fournis, on voudrait bien se détendre, laisser tout tomber. Mais c'est là la mesure de la vie. Il faut y aller . C'est par cet effort que , petit à petit on grignote la distance qui nous sépare du but.

Cheminotes, cheminots.

vous en savez quelque chose, l'avez expérimenté. virons l'expérience du CFCO ensemble . Nous acquérons des trains , du matériel. Mais le CFCO ne tourne pas encore rond . Allons-nous abandonner ? Ou a-t-on déjà vu un tel abandon ? Battons-nous , locomotives acquises, le train gazelle  , le train bleu ... Nous avançons, mais cela ne suffit pas  encore . Et quand bien Même  nous faisons un petit pas , la voie nous fait des siennes. ou donner de  la  tête ? Par quoi commencer? Ce sont là toutes les questions aux quelles nous sommes confrontés . comme pour l'édifice , les plans sont tracés et évalués . la phase pratique requiert de la persévérance et de l'abnégation. ce ne sera pas notre  première épreuve. Mettons de l'ordre dans nos rangs et nous y arriverons. Anciens, montrez à notre jeunesse que vous avez ingéré nos objectifs et nos plans. Chaque pas que vous faites doit être emprunt, pour notre jeunesse, de votre détermination à atteindre le but afin que , sur ces traces, elle s'imprègne de la même ferveur que vous mettez à accomplir votre tache.Brillons par exemple et fermons nos oreilles à ces bruits distrayants. N'ayons d'yeux que pour notre objectif . Et au bout comme pour une  maison bâtie dans la souffrance , que nous jouissions de notre Œuvre . Même si nous nous sommes arrêtés en route pendant que  l'Œuvre continue son chemin, notre consolation sera de dire que notre contribution a été déterminante.

Seul le silence est grand…                                     

LE DIRECTEUR GENERAL

        REMISES OFICIELLES DE MATERIELS

Ce jour 28 Août 2015, a été marqué, au CFCO, par deux cérémonies : le matin, sur le quai de la gare centrale de Pointe-Noire, ont été alignés, sur les rails, 11 voitures à voyageurs , et, sur le quai même , 07 véhicules 4x4 Toyota land Cruiser.

c'est tout ce matériel qui a fait l'objet d'une cérémonie patronnée, en lieu et place du ministre des transports, par monsieur le  préfet de Pointe Noire . Les ministres des transports et de l'aviation civile et celui de l'aménagement du territoire et des grands travaux, étaient représentés par leurs directeurs de cabinets et conseillers.

Lentement mais surement, le CFCO poursuit son programme de rééquipement. Concernant le trafic voyageurs, l'offre, jusqu'à ces jours, est en deçà  de la demande. Le lancement du train gazelle l'avait rehaussée de 600 places par jour à près de 5000 dans les deux sens. Mais cet apport demeure insuffisant : les bousculades, les manœuvres et l'afflux devant nos guichets de vente de billets en attestent.

L'objectif est précis : relancer les 3 trains voyageurs quotidiens dans chaque sens . L'ambition est grande mais réalisable puisque déjà connue au CFCO . il nous suffira de 58 voitures à voyageurs en moyenne.

Après le train gazelle, voici ces 11 voitures de réemploi acquises en Afrique de Sud . Cette rame est composée de 3 voitures de première classe et six de deuxième classe. Après la rénovation qu'elles viennent de connaitre, elles vont relancer le train bleu qui circulera par semaine 3 fois de Pointe-Noire et 3 fois de Brazzaville . La capacité en est de 64 places assises en première et de 72 en seconde. Ce qui nous fait un surcroit de 1248 places par semaine et dans les deux sens. Comme dit  dans un discours prononcé à l'occasion, << même si ce nouveaux train n'a qu'un impact bien limité par rapport à nos besoins, nous restons persuadés que cette  rame va apporter un léger soulagement aux voyageurs >>.

En l'état actuel, le CFCO vous offre une capacité hebdomadaire de transport de près de 8 000 places ou 32 000 places par mois. Si cette croissance se maintient, quelques années nous suffiront pour répondre aux besoins du public.

Et pour bien faire les choses, la cérémonie s'est poursuivie par la remise des clés des pick-up 4x4. En attendant de recevoir les engins approprié pour les interventions sur la voie, et puisque le Chemin de Fer continue et que les incidents n'attendront pas l'arrivée de ce matériel, ces 4x4 pallieront partiellement le manque. ils serviront à apporter et le matériel nécessaire et le personnel sur les lieux des incidents, des chantiers situés le long du réseau. Une façon ou une autre de s'attaquer aux points singuliers de la voie.

Dans l'après-midi de la même journée, une autre cérémonie a eu lieu sur l'esplanade de la gare. Elle a réuni , cette fois , le CFCO et le " Lions club Ebony" . Selon le mot d'ordre affiché par le Club, nous devons protéger notre environnement pour les générations futures. Pour cette raison , le "Lions club" a remis 20 bacs à ordures au Directeur Général du CFCO. C'est un événement qui ne demande point de commentaire.

Nous pouvons donc dire que la journée du 28-08-2015 a été , au CFCO, riche de cérémonies . Si celle de la matinée peut se répéter et pour d'autre matériels, nous pouvons espérer que la voie du rééquipement ne  sera pas aussi longue . il suffit de donner du temps au temps . Le CFCO œuvrera toujours pour vous faire aimer le  train.

Jean Michel IBINGA

                                 

                                                                      COMMUNICATION DE MINISTRE D'ETAT,

                                               MINISTRE DES TRANSPORTS ET DE L'AVIATION CIVILE 

Le vendredi  02  octobre 2015, de jeunes recrues, classe 66 s'appellent-t-ils, ont étè teintées de violence. le ministre de tutelle est vite rentré d'une mission.et le samedi 03 octobre, il tenait ces propos.

Monsieur le Préfet,Monsieur le Député Marie,Monsieur le Directeur Général du CFCO,Messieurs les Représentants de la Force Publique, Monsieur le Procureur Général, j'ai tenu à vous rencontrer ce matin pour faire avec vous le point pour faire avec vous le point de la situation que vous avez vécue ici. je  me trouvais  en mission en guinée Equatoriale lorsque j'ai reçu  Directeur Général du CFCO , un message m'annonçant cette situation et les discussion et tractations qui s'ensuivaient . Par la suite, j'ai reçu le rapport de ces discussions qui regroupaient le DG/CFCO , l'inspection Départementale du travail , les Syndicats et les représentants de la classe 66 du CFCO, auteurs de la situation. Ce regroupement m'a satisfait parce qu'il y avait là, pensais-je, un mécanisme cohérent pour rechercher des solutions justes aux problèmes posés, tout d'abord, dans un cahier de charges. Mais la fête nationale et les jeux africains nous avaient empêché de les traiter en  ce temps-la

pour moi donc, avec cet aréopage,avec la  sagacité des uns et des autres, la solution était était toute trouvée. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'un second message vint m'informer des actes de violence inqualifiables que le préfet vient de décrire. j'ai donc pris la décision de venir. moi aussi,renforcer votre équipe, m'informer et trouver avec vous des solutions pour que ce problème soit derrière nous. je viens aussi pour marquer et renforcer la détermination du gouvernement de ne pas tolérer ce genre de comportement. je crois que s'il y a un mot pour qualifier l'action du président de la République, c'est le mot dialogue. Chaque fois qu'un problème s'est posé dans  notre pays, le Président de la République n'a jamais recouru qu'à une seule arme, le dialogue.C'est cette philosophie qui a conduit la Direction Générale du CFCO et le Ministère du Transport à instaurer ce  dialogue. il  est  donc  tout à fait inadmissible qu'au moment ou l'on veut parler,qu'on se retrouve dans la violence. Dans tout problème humain, il  y a deux solutions : ou  la  violence  est-elle capable de résoudre ce problème ? Assurément non ? ce n'est pas en ce livrant à ses actes inqualifiables que l'on trouvera des solutions aux problèmes de la classe 66. Ce n'est certainement pas en déchirant le drapeau national que l'on trouvera des  solutions. Ni  en  détruisant le  matériel, ni  en  faisant dérailler des  machines. Vous avez parlé aussi de la place de la victoires ou comme on dit aussi, place du 1² octobre 1990 est une journée que l'ont doit fête au CFCO ? Evidemment, ceux qui l'ont vécue, qui y ont participé, savent ce qui s'est passé par la suite. C'est de cette journée qu'est parti le démantèlement de L'ATC et, par la suite, la déconfiture du CFCO. Le PASS s'en était mêle . C'est à partir de ce moment que le CFCO a commencé à avoir tous les  problèmes que  nous essayons de résoudre aujourd'hui. C'est à ce moment-là qu'on a décidé de ne plus former, de ne plus recruter, de ne plus investir.

On s'est mis à la recherche  du prince charmant qui viendrait  sauver le CFCO  du programme dit  de mise en concession ,de  privatisation etc.... ces solutions  ont échoué. Des appels d'offres ont été lancés. Ils ont pas abouti parce que, précisément , l'outil  de travail était descendu trop bas . On n'a pas pu trouver acquéreur . voila pourquoi le Gouvernement a décidé de s'occuper de son chemin de fer lui_même. Et des efforts énormes sont en train d'être faits. Nous commençons à en avoir des fruits. En parlant de rentrée, Monsieur le Préfet, c est précisément les prémices qui montrent que le CFCO tente de se relever de cette situation. Le train scolaire est une résurrection en  quelque sorte , du  train ouvrier que  certains d'entre nous, ici , ont connu et  qui  rendait  de grand services à la population. Aujourd'hui, nous sommes capables de recommencer ces choses-là.Nous acquis de nouvelles machines que l'ont voit. Nous sommes  avec  des  partenaires pour la  réhabilitation de  la  voie avec des budgets de l'ordre de  plus  de 1000 milliards de francs CFA . Voila ce  que  nous devons  faire comme  efforts pour revenir au niveau qui était le  notre le  4 mars, le 1 octobre 1990. voilà ce que nous avons à faire. En lisant le  cahier de  charges, je n'ai pas vu un problème que nous ne puissions résoudre par le  dialogue et seulement par le dialogue . l'anarchie va  nous ramener dans les  affres que nous avons connues. Revenons au dialogue organisé. Dans l'entreprise, l'organisation existe. Il y a la  direction, il  y a les  syndicats. Evidemment, j'entends dire que ces syndicats sont inféodes à la direction. Nous ne sommes plus à l'époque de la trilogie. Les syndicats , il y en a plusieurs. La classe 66 peut aussi créer son syndicat, pourvu que les règles du  travail s'appliquent. Créer votre syndicat, je le  fais reconnaitre, participer aux prochaines élections syndicales, avoir leur représentant officiel parce que , à titre tout à fait exceptionnel et à chaud, nous voulons discuter avec vous, à titre, je le répète, tout à fait exceptionnel et pour préserver la paix.Normalement, nous ne devions même pas parler à des anarchistes que le Préfet a nommés des rebelles. Mais, instruits par l'exemple du Président, nous pensons que nous devons parler avec eux. Mais nous n'acceptons pas d'entériner les actes inqualifiables qui ont été soulignés. Et je venais ici pour réaffirmer justement la volonté du Président et du Gouvernement de ne pas laisser le CFCO retomber dans les  affres du passé. Ceci ne  se  fera pas. Tout sera fait. Au contraire pour que  le  CFCO retrouve ses lettres de noblesse. Tous ceux qui se mettront en travers , nous leur ferons face. J'espère que ce n'est pas le  cas de ces jeunes puisqu'ils  ont été traités d'enfants. Personne ne  pourra empêcher le  redressement du CFCO qui  est déjà amorcé.

Voilà le message que  je suis venu vous porter. A la rencontre d'hier , j'ai dit au préfet que j'approuvais entièrement vos décisions, que  je  les  soutiendrai et rendrai compte au Président de la  République  de tout ce qui se  fait ici et  qui est bien jusqu'ici Il n'y a pas eu de violence de  la  part de la  force  publique. justement, malgré le caractère de ces actes, nous allons les faire traiter par la justice puisque nous sommes un état de droit. Et ce sont les lois du travail qui vont gérer ce cas. Voilà ! C'est dans l'ordre, la discipline que nous allons conduire ce dialogue et , certainement, nous allons aboutir à des solutions.

voilà, Monsieur le préfet Monsieur le  Maire, Chers amis, Monsieur le Procureur de la République, amis de la force publique, travailleurs du CFCO, le  message que je  tenais à vous porter ce  matin.

Après la visite que  nous avons faite aux ateliers, je voudrais aussi féliciter tous les travailleurs que j'ai trouvé à leurs postes et qui savent, comme on dit chez nous, que  le  travail c'est le  père et  la  mère. je ne  crois pas que  le  CFCO soit considéré comme une  entreprise pourvoyeuse qui permet au Gouvernement et  aux Ministre de la  République de s'en mettre plein les  poches. C'est une  entreprise qui profite d'abord à ses travailleurs. C'est votre outil de travail. Gardez-le jalousement. Protégez-le et ne permettez pas à n'importe qui de venir jouer avec parce que c'est jouer avec votre vie.

Je voudrais terminer par là en félicitant tous les travailleurs du CFCO , les braves travailleurs tel que nous les avons vu à leur poste de travail, dans les ateliers.Nous sommes derrière vous.

Merci .

Propos recueillis par :

   Jean Michel IBINGA

TELE SUD ET VOX AFRICA AU CONGO
 
Télé Sud et vox africa ont été dans  les  murs du CFCO. L'occasion était trop belle pour ne pas en profiter. Les journalistes de ces média ont donc obtenu une interview de Monsieur Jean claude TCHIBASSA , Secrétaires Général du CFCO , une  autorité bien  placée pour parler de l'entreprise. Nous vous retransmettons ici , intégralement, ces échanges. 
Télé Sud : vous êtes le  sg du CFCO, le  Chemin de  Fer Congolais. On a du casser à l'époque , tout un pan de forêt hostile, le Mayombe, pour pouvoir relier Pointe-Noire à Brazzaville ? quasiment 500 km ?
secrétaire Général : 510 km pour être plus précis entre Pointe-Noire et Brazzaville.
Télé Sud : Alors on va se faire  des  historiens puisque nous parlons à un public qui n'est pas très au fait de ce qui se passe ailleurs dans le monde. Si on refaisait un peu l'historique, on dirait que les  gens avaient été mis en travaux forcés à l'époque, pour construire ce  Chemin de  Fer ? 

Secrétaire Général : Travaux forcés, c'est trop dire. vous avez , ce Chemin de Fer dont les travaux ont commencé en 1921 pour finalement s'achever en 1934, ont été effectués, C'est vrai. par plusieurs citoyens de diverses nationalités Africaines. c'était pour  répondre à une vocation et  un  besoin économique. A cette époque,nous avions pas  la technologie d'aujourd'hui et les travaux devaient se faire, y compris, à bras d'hommes.Ce qui n'était pas très évident et s'est apparenté à des travaux forcés. En réalise ça n'était pas des travaux forcés , c'était pour répondre à un objectif et une volonté économiques qui permettaient de relier l'océan au fleuve. il fallait cette  colonne vertébrale  ferroviaire qu'est le Chemins de Fer .
 
Télé Sud : voila! Quand je parlais de travaux forcés ça n'était pas forcement péjoratif. vous savez, la construction du Mont Saint-Michel en France a nécessité d'enrôles les gens de force. Si on veut les résultats , on fait de grands sacrifices. Alors, on va revenir au cheminement du chemin de Fer du Congo. Vous parler de 1921. Aujourd'hui nous sommes quand même plus de 80ans après et on peut parler en termes d'évolution ?  Que sont devenus les Chemins de Fer Congolais?
 
Secrétaire Général: il faut dire que l'enfant  a grandi, il a pris des rides par ce qu'on peut dire que 80 ans, c'est l'age de la respectabilité. Le Chemin de Fer aujourd'hui, établissement Public à caractère commercial créé dans sa nouvelle version par l'ordonnance n3-2000 du 16 février 2000 exécute la politique du gouvernement, exploite les Chemin de Fer dans les meilleures conditions de transport, d'accessibilité et de confort et c'est sa raison d'être , ce n'est pas modifié à la date aujourd'hui. 80 ans après,le Chemin de Fer a gagné en dimension au plan technique . Ce n'est pus  la  locomotive Koppel même si  celle-là était attribuée au premier Chemin de Fer dans le pays, celui des mines de Mpassa du cote de Mindouli. C'est vrai qu'aujourd'hui, nous avons un potentiel qui mérite respect au niveaux de la région, tout au  moins de la  sous-région, En ce qui concerne les  Chemins de Fer nous ne  sommes pas  le s derniers sur  le  terrain , tout au contraire.
 
Télé Sud : j'aime bien quand vous parlez en terme de dernier par ce que  nous allons évoquer la question de la compétitivité tout à l'heure. il y a eu avec la venue des années 80, les programmes d'ajustement structurel qui  ont quasiment privatisé la majorité des chemins de fer en Afrique. C'est le cas au Cameroun, ou il a été acheté par Bolloré. Est-ce que au Congo la régie des Chemins de Fer appartient toujours à l'Etat du Congo?
 
Secrétaire Général : Le CFCO est à 100% propriété de l'Etat Congolais qui en est actionnaire unique.

Télé Sud  D'accord,actionnaire unique, Bon, on va évoquer l'état de ce Chemin de Fer puisqu'il y a 80 ans qu'il existe, on s'attend à ce qu'il y ait une amélioration du  plateaux technique. Pourtant on a comme l'impression  qu'il n'y a pas beaucoup d'évolution dans ce domaine, on  continue à  faire beaucoup d'heures pour relier pointe-noire à  Brazzaville.
 
Secrétaire Général : C'est vrai, cela est peut être imputable aux hésitations qui ont caractérisé la vie de  cette entreprise au  moment des  programmes d'ajustement  structurel ,  des programmes d'ajustement structurel renforcé, la crise aidant et il fallait chercher des voies et issues et autres formes de gestion pour pouvoir sortir cette entreprise de la situation dans laquelle elle était et aussi que notre pays a traversé des moments difficiles et le Chemin de Fer été très touché. 
 
Télé Sud : Donc c'est plus lié à la conjoncture qu'à la structure de l'entreprise ? . Est-ce que c'est rentable le CFCO ? c'est quand même l'unique voie qui permet d'aller de pointe-Noire à Brazzaville sachant qu'une grosse part de la  marchandise que l'on retrouve  de  l'autre cote de  la  RDC passe  par  là  . Est-ce que  c'est profitable l'activité que vous menez?
 
Secrétaire  Générale : D'abord, il faut que vous raisonniez en terme d'offre et  de  la  demande. La demande elle  existe nous avons un potentiel à transporter aussi  bien  en  voyageurs  qu'en  marchandises. il reste tout simplement   adapter cette  capacité à cette  demande . Et c'est en cela d'ailleurs que le président de la république et  son gouvernement, à partir des années 2007, a pris sur lui de restaurer les capacités opérationnelles de cette entreprise à travers les programmes de financement. C'est ainsi que depuis 2007, nous sommes accompagnés par un effort conséquent du gouvernement Congolais pour, justement améliorer les conditions de transport et permettre n'est ce pas au Chemin de Fer d'assurer ,  demain sont rôle de vocation de pays de transit. La marchandise part de Pointe-Noire, est acheminée au-delà de Brazzaville sur le Fleuve Congo pour desservir les pays de l'arrière région. Cette vocation donc, le Président de la République y tient et nous la gardons .
 
Télé Sud Alors, le transport des marchandises ou  le  transport des  hommes  sur  quoi priorisez-vous?
 
Secrétaire Général : les  deux  sont importants. En termes de transport, on peut dire que 20% du chiffre d'affaires sont générés par le transport des voyageurs et 80% en marchandises. donc à vous de choisir. Mais quoiqu'il en  soit, nous ne négligeons aucun aspect .les voyageurs sont aussi importants que  les marchandises que  nous  devons transporter .
 
Télé Sud  :  vous subissez la concurrence  de l'aérien  avec le développement de  la  flotte  de  plus  en  plus  importante reliant Pointe-Noire à  Brazzaville  la  capitale ? ça veut  dire quoi ? vous pensez à  vous adapter à  cette  évolution ?
 
Secrétaire Général : Quant vous parlez de concurrence, ça me  fait penser à ce que nous interprétons à tort monopole. Il n'y a pas de monopole absolu. On est toujours en situation de compétition, donc de concurrence. Et nous n'avions pas peur de la concurrence .
 
Télé Sud  : D'accord. Donc vous allez travailler sur  la  qualité de  la  prestation, la  qualité des  services même  si  ça ne représente que 20% de  votre chiffre d'affaires pour attirer davantage la  clientèle sur le  transport des  personnes?
 
Secrétaire Général : Nous  allons en  faire un facteur clé du succès pour améliorer la qualité du  transport des  voyageurs c'est  vrai qu'aujourd'hui , nous avons un réel souci parce que la  voie a vieilli et nous avons dit que c'est 80 ans et  plus . il  faut donc également apporter un petit pus  dans  l'amélioration des  caractéristiques de  la  voie en  attendant que l'on s'engage dans  les travaux de réhabilitation et  peut  être de modernisation parce que  ,  là aussi  ,  le  gouvernement de  la  République est engagé.
 
Télé Sud : D'accord. donc on peut rêver d'avoir des  trains à grande vitesse un peu comme on voit dans  tout le reste des  pays ?
Secrétaire Général : vous me faites sourire.
Télé Sud :Mais il y a une  grande ambition?
Secrétaires Général :  il faut espérer. Nous avons bâti un plan de développement stratégique qui, en 5 ans, devrait aider à relever la vitesse commerciale , faire passer de  30km/h au-delà de 60km/h en ce qui concerne les  marchandises et, pourquoi pas, frôler les 100 km/h en voyageurs?  c'est possible.
 
Télé Sud : C'est à quel horizon ça?
secrétaire Général : Horizon 2019.
Propos recueillis par Jean Michel IBINGA
 
            STATISTIQUE DU CHEMIN DE FER
 
                    A- RESULTATS COMPARATIFS DES TRAFICS VOYAGEURS ET MARCHANDISES
                              DE JANVIER A SEPREMBRE 2015 / A LA MEME PERIODE EN 2014
 
 
 B-Analyse des Résultats
Sur un trafic prévisionnel estimé à 490 925 voyageurs et 887 886 Tonnes des marchandises à transporter dans la période de janvier à Septembre 2015, les réalisation ont été de 320 400 voyageurs et 594 931 Tonnes de marchandises, soit un taux de 67,10% en voyageurs et 67,01% en marchandises par rapport aux prévisions de la même période en 2015.
Comparés aux réalisations de l'année 2014 ( janvier à septembre), les trafics ont connu respectivement une baisse de 18,77% en voyageurs et 3,89% en marchandises.
 
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